26 novembre 2011
La place du mors
La société, en tant que terrain de jeu, comporte ses règles. Les officielles sont les lois, délimitant notre liberté de comportement en milieu humain. Mais officieusement, les choses sont plus subtiles et davantage soumises aux poussées de notre surmoi ou d'une forme de surmoi collectif.
Nous possédons donc tous un mors dont la position dépend en partie de notre bon vouloir et de l'éducation que nous avons reçue.
La place du mors provoque chez certains une vive hypocrisie, chez d'autres la peur agressive de se faire avoir, chez d'autres encore le silence corrodé d'entendement (etc..).
En cela la liberté d'expression n'est jamais que partielle, même vis-à-vis de nous-mêmes et notre propre liberté est donc relative tant que nous ne cherchons pas à dépasser cette autolimitation par le dire ou le penser.
Delphine LAMOTTE
11:03 Publié dans Réflexions | Commentaires (1) |
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16 novembre 2011
Camille - Aujourd'hui
13:59 Publié dans Musique, Poétique, Visuel | Commentaires (0) |
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11 novembre 2011
Le pourquoi de l'enfant
On dit souvent qu'il faut garder une âme d'enfant, et, lorsque l'on constate quelques réactions infantiles chez autrui, on croit en trouver preuve.
Ce n'est pas tant une innocence ignarde de l'existence ou une naïveté excessive qu'il nous faut exploiter.
L'important est ce détachement objectif que l'enfant possède car il ne connaît pas et cherche à découvrir. Le point positif de l'esprit de l'enfant à faire perdurer en l'adulte est cette faculté à remonter à la source par de multiples "pourquoi".
Dans le milieu professionnel, cette méthode est même exploitée pour solutionner des problèmes de fluidité dans les rouages de production.
Interroger mentalement d'un "pourquoi" les points obscurs comme les vérités héritées, permet de les dépasser et d'ouvrir son esprit à une dimension plus reculée, une objectivité qui tend à englober le microcosme de notre réalité dans un macrocosme d'entendement plus éthéré.
Le pourquoi de l'enfant permet donc les prémices d'une richesse grandissante.
Delphine LAMOTTE
08:43 Publié dans Réflexions | Commentaires (2) |
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09 novembre 2011
La serrure
A loquet, à cadenas, à un ou plusieurs tours de clé, anti-effraction, les serrures peuvent se regrouper en diverses catégories chacune singulière d'une forme de condamnation.
Une serrure se veut une limite concrète à nos secrets, notre confort matériel.
La serrure est par-delà le symbole abstrait de la limite entre nos relationnels public et intime. Le métal se mue en mots, en attention, en écoute et tendresse pour que le coeur vienne à s'entrouvrir.
De même que pour les mécanismes cliquetants, l'entrée en soi ne peut accepter n'importe quelle manière. Le rouage devient instinct, énergie et confiance pour permettre de révéler d'autres dimensions à la communication.
Vouloir comprendre le fondement de chacun revient à se heurter à des verrous dont nous ne possédons pas la clé.
Le lâcher-prise devient alors le garant de rapports humains simplifiés.
Delphine LAMOTTE
17:30 Publié dans Réflexions | Commentaires (1) |
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La peau sur l'O de Love...
Birdy - Skinny Love
16:19 Publié dans Musique, Visuel | Commentaires (0) |
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01 septembre 2011
Les substances
Avec l'écroulement de la Bourse et la pression reçue par biais professionnel pour gonfler au mieux les bénéfices des entreprises l'on prend encore davantage en considération (comme si cela était nécessaire!) l'importance accordée à l'argent, substance d'échange curieusement rendue palpable sous un certain seuil. L'argent est clairement un des fils d'Ariane permettant le marionnettisme de notre Société.
Mais, au-delà de cet aspect froid et commercial, il devient aussi une sorte de fluide abstrait de protection.
Un exemple parlant me venant à l'esprit est celui de l'escortisme, mise en relation charnelle et raffinée soumise à échange monétaire entre les deux partis. Une simple approche charnelle est la porte ouverte à un flot de ressentis psychologiques, affectifs, névrotiques etc...imprimant une oscillation existentielle parfois désagréable. En escortisme, l'argent vient dresser un rempart identitaire tel un pacte de non-ingérence, protégeant à la fois le/la bénéficiaire et le/la prestataire car il met une limite aux dérives émotionnelles.
Dans cette circonstance, l'argent est une substance-bouclier nous aidant à avancer sans souffrance.
Toutefois, il n'est qu'une des substances s'appliquant aux échanges humains, les plus notoires mettant en avant l'auto-mutilation que certains s'infligent.
Boisson, drogue light ou dure, cigarette, nourriture...sont autant de substances sous-tendant notre contact au monde. La complexité de leur lien a assuré et assure encore de belles années à la recherche de l'entendement de leur fonctionnement. Ces substances ne font ici pas office de protection ou si mais de façon purement illusoire lorsqu'on les aborde sans le moindre recul. Néanmoins elles sont aussi des boucliers mais quant à eux tournés contre nous-mêmes, gardiens de but maladroits marquant contre notre camp.
Lorsqu'on atteint le pourquoi de leur utilisation alors les substances deviennent autres que des bains symboliques de thermes inutiles et peuvent être purgées ou utilisées à meilleur escient.
Delphine LAMOTTE
13:05 Publié dans Réflexions | Commentaires (1) |
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22 août 2011
L'intimité extérieure
Bien plus marquée dans le monde professionnel, notamment du fait de la régularité de fréquentation qu'il implique, la protection de l'intimité est un credo garantissant le revêtement d'une armure sociale.
Dans ce milieu, parler de soi se limitera généralement à des banalités ou des circonstances aussi communes que celles du soap du soir.
Et voici que l'humain se sentira à l'abri derrière la scène proposée de sa vie.
Mais...hors des murs de l'entreprise qui dit que nous ne croisons pas le fils d'untel -cette descendance en contraste avec le portrait idéal qui nous en a été dressé-, que nous n'entendons pas derrière nous dans la file d'attente la remarque éhontée d'un membre de la famille de tel autre -cette famille qu'il tait pour ne pas avoir à dire qu'elle existe-, que nous ne passons pas devant le domicile d'encore un autre -refuge pourchassé par la curiosité de bureau.
Voilà comment l'intimité nous échappe retrouvant sa liberté par l'extérieur de nos mondes combinés.
L'intimité est donc l'illusion d'un vase clos.
Delphine LAMOTTE
21:04 Publié dans Réflexions | Commentaires (5) |
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21 août 2011
Sirius Plan
12:05 Publié dans Musique, Visuel | Commentaires (2) |
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04 juin 2011
Cimetière
Le cimetière, terre de nostalgie d'âmes libérées, est d'une humanité silencieuse, le livre constructible de tant d'existences aux scenarii à romancer, aux variantes sans limite.
Eric, mort à 23 ans : Il est seul à avoir son nom sur la stèle mais aucune photo ne l'identifie. On imagine une énergie défunte, une flamme étouffée par un carbone insatiable. Accident de moto? Maladie incongrue? Suicide mettant fin à des souffrances ingérables? Eric est immuable.
18 ans, je ne me souviens plus de ton prénom : des plaques à n'en plus finir dont une venant de tes professeurs et des élèves qui t'ont connu. Ta photo a mal supporté la pluie, ton visage aussi suit le parcours de ton corps et bientôt tes traits nous seront tout à fait inconnus. Ta photo a dû être prise peu avant que tu ne disparaisses car tu sembles non loin de ta dix-huitième année, col de chemise replié sur le contraste de ton pull en black and white. Qu'est-ce qui t'a emporté?
Un nom de famille omniprésent à divers endroits du cimetière : Avez-vous connu quelques-uns de ceux qui vous entourent? Combien? Vous semblez avoir vu défiler les années dans le village qui vous a accueillis si longtemps. Les villageois vous ont offert une plaque; vous deviez être estimés.
Ci-gît un retraité de la Police : Aucune stèle pour le designer et garantir que sa carrière s'était éteinte avant lui. Seule une plaque de ses collègues qui marque encore son attachement à sa carrière. Mort dans ses fonctions? Mort...simplement?
A plusieurs endroits, des couples : Quelques années souvent séparent les agonies et j'imagine la détresse (peut-être à tort) de celui qui reste. Le peu d'années est-il le reflet d'une lassitude gangrenante de l'existence? L'a-t-il / l'a-t-elle pleuré(e) chaque jour et ressenti cet espace béant restant d'un amour modelé? Peut-être aussi est-ce le soulagement naturel d'un mariage râté qui n'a pas eu le cran d'avoir recours au divorce..
Les photos de jeunesse : Rares sont les photos récentes prises chez le photographe. Si, lui, avec sa photo prise de trop près qui lui fait des traits convexes et ridiculise sa mémoire. Souvent, malgré l'âge de leur mort, l'on voit des personnes fringantes en monochrome; des brushings des sixties, l'absence de cet embonpoint où se loge l'empirisme, des hommes chevelus dont on imagine la calvitie à l'ultime expir.
Les stèles et les tombales : Par la hauteur d'une stèle et de son texte pompeux on imagine l'aisance de la famille - faire joute de mille et de cents contre l'absence de souffle, quelle irrationnalité ! Mais l'absence de stèle laisse un frisson...est-ce en attente? est-ce un choix avare? est-ce l'absence de deniers? Et que dire du défaut de la basique tombale remplacée par quatre bouts de bois rendus poreux par les ans, entremêlés de chardons et de pots renversés?
Les 2011 : Que de vie pour une tombe ! Des fleurs d'une fraîcheur contrastante à l'irisé multiple. On se croit arrivé juste un peu trop tard pour pleurer avec le cortège funèbre et l'on jette un pétale de pensée sur ce dernier-venu.
Deux brins de buis pour deux familles : Et il y a ce buis jauni et probablement auparavant béni qui précède deux tombes voisines. Une main anonyme témoigne de la pérennité de ce sang familial dont une branche s'est tarie. La mort rencontre la vie.
Les cimetières sont des terres d'asile de pensées asphyxiées, et par là ce sont des lieux de réflexion en opposition à nous-mêmes.
Poser un regard respectueux sur ceux qui ne sont plus fait prendre conscience que nous avons la possibilité de modeler notre lendemain. Pour nous. Pour eux.
Curieusement, le cimetière est un des plus beaux égards rendus à la Vie.
Delphine LAMOTTE
22:54 Publié dans Réflexions | Commentaires (16) |
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28 mai 2011
Air de D2
La sensibilité est une chose sélective. Il est rare en effet d'être sensible à toutes choses avec la même intensité.
Si l'on ne garde pas cela à l'esprit, il peut en résulter des débats stériles, des incompréhensions.
Prenons l'exemple de la musique avec le schéma suivant :
Le casque symbolisant l'artiste reçoit deux influences : sa sensibilité particulière lui fait percevoir une dimension extra-ordinaire (dimension 3D pour faire vite) et sa sensibilité ordinaire garantira son ancrage dans un environnement usuel (dimension 2D).
Etant au confluent de deux perceptions, l'artiste se fera donc, à travers son oeuvre, le médiateur de ces deux entendements, retranscrivant en une dimension ordinaire (2D) la compréhension inhabituelle qu'il a du monde.
Les personnes ne bénéficiant pas d'une hyper-sensibilité musicale n'entendront que le son 2D régurgité.
Toutefois, les mélomanes entendront à la fois le premier niveau de l'oeuvre (2D) mais sauront aussi reconstituer la troisième dimension perçue par l'artiste. C'est ce qui explique que la sensibilité à l'écoute mène presque l'auditeur à une transe sonore.
Il est donc logique et évident que la personne qui ne peut accéder à une analyse musicale de rang supérieur va opposer une incompréhension tantôt irritante, tantôt intolérante ou au mieux faire aveu d'inaptitude à cette spécificité.
Cette réflexion s'applique à toutes formes d'hyper-sensibilité.
Delphine LAMOTTE
22:49 Publié dans Réflexions | Commentaires (6) |
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