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Un midi, à Bergheim...
Les voitures, de poésie urbaine motorisées, ont coupé leur vrombissement dans le respect des bruits de fourchettes de leurs propriétaires.
Une ambiance de patience, de temps faussement suspendu.
Les rues sont vides mais ça sent les vacances...
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Se laver les dents comme si le monde n'existait pas....effectuer un acte presque intime sans se sentir entouré.
C'est là du spectacle mais c'est pour moi l'idée-même de la Liberté psychologique : être soi pour soi.
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Dans la coiffure de l'enfant, le peigne de la mère, répartissant aléatoirement de droite et de gauche.
Sur le visage de l'enfant, l'air du dédain, appris un jour de la cour de l'école ou du rictus d'un passant.
L'enfant a la taille qui convient à son puéril supposé mais son dédain est la rébellion de sa caste.
Son pain donné aux poissons comme Midas disposant d'un lingot, elle possède non plus d'inanimées poupées mais applique son tout premier pouvoir de décision sur le vivant.
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On observe parfois lugubrement mais néanmoins inévitablement mourir des hommes et des femmes. Les maladies rampantes sont un mal bien connu.
S'est-on jamais arrêté sur un arbre qui meurt, lui aussi pourtant empli de vie au même titre que nous?
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A la Chaplin, le dialogue muet de deux enfants traduisible par leurs attitudes respectives.
La balançoire est le trône gagné par l'âge. Que ne donnerait certainement pas la cadette pour se sentir plus vieille de quelques ans?...
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Dans la fraîcheur d'un mois de Novembre, rencontrer sur une table anonyme les basiques de la chaleur corporelle...
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Un liquide prometteur qui a léché le bord de la tasse, par arrogance, avant de se faire happer à son tour...
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Un crépi qui renvoie aux chaleurs de la Provence avec pour seul son l'aigu d'un ding, sans écho, sur le coucher du soleil...
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L'alcool contient des bulles que je dirais de vie.
La photographie peut en effet leur rendre l'oxygène qu'elles n'ont pas en réalité et ainsi transmettre l'idée d'une vie dans le liquide.
L'alcool peut donc être l'image de l'énergie comme il peut être, plus communément, celle de la débauche.
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L'expression dans l'oeil de l'animal, ce mystère naissant d'une psychologie parallèle...
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Par la présence d'un bungalow repartir dans le Temps ensoleillé où les corps, prudes, n'osaient se dévêtir autant pour la baignade...
Deviner dans l'absence, les rires et les baignades des années 1950s...
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Telle un chat vaporeux, la lune à tâtons sur les toits voyageant....
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Savoir se poser est devenu avec l'âge adulte un exercice que l'enfant trouvait si évident.
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Presque comme au cinéma où un documentaire sur l'année 1968 aurait été lancé à travers l'espace par la pioche du petit Jean Mineur colorisé.
La féminité de l'homme est exposée à la maternelle attitude de l'amante. Elle peut être elle et toute autre car son chapeau masque ses traits. L'homme est au fond tout mâle endormi, sa barbe, élément presque sikh attestant de sa nature profondément virile. Ils incarnent la dichotomie sexuelle de l'Humain plus que n'est ici valorisée leur individualité intrinsèque.
Le second plan nous propose leur avenir : l'enfantement et la vieillesse. L'absence d'image masculine au second plan, en rappelant que l'espérance de vie de la femme reste supérieure à celle de l'homme, ajoute une note de mélancolie anticipée sur l'avenir.
Ce couple symbolique est donc intemporel : des pavés à la plage des années futures..
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Le profil de ce vieil homme me renvoie aux camps militaires. La seule raison évidente serait pour moi sa coupe de cheveux aux contours abrupts.
Le fait qu'au second plan se tienne un homme à l'allure contemporaine crée donc une dichotomie.
Entre les premier et second plans se logent donc plusieurs décennies.
L'image de ces époques dos à dos est le révélateur optique de l'attitude de rejet que l'Homme fait de son propre monde.
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Seul le tee-shirt nie le profil préhistorique de l'homme sculptant le métal à la chaleur du feu...il y a quelque chose de bestial et d'anachronique dans ce cliché...
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L'astre, dans son humilité, délaisse pour prier son vêtement de nuit...
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Un stylo-plume posé comme une tentation d'écriture...quel son plus doux que celui d'une plume glissant sur le papier? Quelle image plus fluide que celle que recueille l'oeil affleurant le papier ainsi gratté?...L'amateur seul est transi.
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Cheminée ambulante qu'est la bougie...chauffant la main frileuse en berçant l'oeil d'un chaleureux tamisé. Fascinante ascension de la flamme, qui, comme le dit Bachelard, est aussi symbole de méditation...
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Une des plus reposantes lumières que je connaisse...ascension visuelle d'un Himalaya liliputien.
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Carpe diem inversé dans un reflet; illusion rieuse d'une sérénité qui s'écarte en trompe-l'oeil....et promesse d'un calme à venir, comme une volute d'avenir.
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Hologramme d'une scène de vie qui réunit deux esprits autour d'un café..Le monde, aveuglé de société, défile sans se soucier de leur présence. La bougie comme un appel à l'au-delà, a réussi son dessein...laissons-les en paix.
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Une ambiance paisible mise en scène par une orchidée échappée d'une lampe. Une fleur comme une lumière qui rappelle à l'Homme que la vraie lueur vient de ce qu'il détruit chaque jour : l'environnement.
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Par enchantement jalli de l'air est le composteur de nuages, faisant voyager notre âme par des mélodies d'antan. Tourne la manivelle, mimant le poinçonnage d'un carton prédécoupé et vole le chapeau dans un salut enthousiaste refusant l'indigence auquel la quasi-mendicité le renvoie. Voyage dans le passé, au bord des guinguettes et des bals du Dimanche...
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Des pancartes comme l'on aimerait en trouver à davantage d'endroits...faut-il donc une menace pour distinguer l'homo sapiens de l'animal?
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Le frisson d'un virage cachant peut-être la machine...le sentiment de toute-puissance qui galvanise le marcheur des voies de chemin de fer...la chaleur de la vapeur que le soleil imite sur le dos du voyageur.
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Sérénité presque japonaise d'un étang touristique. Un coin d'Orient dans une pataugeoire noyée de bruits. Le rêve d'un pêcheur en harmonie avec le calme de la Nature.
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Hommage déserté à l'Egoïste de Chanel. La fragrance s'est évaporée sous le soleil d'été et les âmes en furie se sont enfuies...restent les fenêtres qui rappellent la colère d'antan.
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L'oïseveté d'une retraite qui pourrait jusqu'à la mort savourer son immobilisme touristique. Ne plus regarder vraiment dans la même direction mais se jurer à jamais une fidélité de présence.
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Paysage qui a l'Ecosse en adoption. Mystères de l'eau et du ciel qui prennent en sandwich un foyer de Nature.
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Lac si serein que les herbes y font longue vie....barque amie du riverain qui jamais ne bouge mais observe les fonds de l'étang.
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Sous menace du ciel, le soleil se repose sur le bois chaleureux d'un banc...