25 février 2009
L'état fébrile
Loin d'évoquer la fragilité économique de nos institutions politiques, l'état fébrile se porte bien ici sur nos faiblesses physiologiques résultantes de maladies ou désagréments passagers.
Le fébrile implique un ralentissement forcé de l'activité corporelle pour cause de maladie.
Bien que toute forme d'endurance soit en conséquence abandonnée, il reste que l'état fébrile est une forme atypique de relaxation, contraignant le corps à un immobilisme soumis.
C'est un état qui favorise le laisser-aller et l'indifférence à la futilité, qui déconnecte l'esprit de ses contraintes extra-spirituelles.
L'état fébrile est une force de relâchement.
Delphine LAMOTTE
16:41 Publié dans Réflexions
18 février 2009
Photographie humaniste
20:26 Publié dans Visuel
La métaphore du 3 couché
Pourquoi un "3" couché?
Car quand on regarde un trois dans le sens horizontal, pattes en l'air on a une montagne russe pour mouche.
Imaginez que vous êtes cette mouche et que vous êtes sur cette route descendante/montante/descendante. N"auriez-vous pas comme une sensation de peur à l'idée de traverser ce lieu?
La métaphore du 3 couché est en fait l'éloge du présent.
Si on sait que l'on voyage par une montagne russe, on trouvera peu de motivation à avancer.
Mais si l'on ne regarde que le macadam sous nos pieds, on ne verra pas les variations de la route.
En toute chose, ça ne sert donc à rien de regarder trop en avant. Parfois, ça peut nous donner l'espoir mais la foi en nous pourrait suffir.
Si le chemin se présente comme dangereux, ne voyons que le moment présent car anticiper l'avenir ne serait que démotivation inutile.
Ne considérer le "3" que comme un "1" limitera les peurs de l'obstacle.
Delphine LAMOTTE
10:05 Publié dans Réflexions
15 février 2009
Saint Valentin
La Saint Valentin c'est commercial.
Quel paradoxe quand on pense que le religieux mis en avant par le 'saint' se veut normalement d'essence non lucrative.
La seule chose dérangeante est cet aspect imposé de la fête. On nous dit quand nous réjouir de nos amours et finalement, tels des manipulés de secte, nous nous laissons guider. C'est le "bonne année" de l'amoureux.
Cependant, qu'il est doux de voir à cette occasion briller le regard de l'autre, de sentir son amour pour nous, de se souvenir de l'importance de sa présence à nos côtés.
Et cette douceur efface vite l'effet d'alpage.
Alors merci Valentin pour cette introspection affective...
Delphine LAMOTTE
19:16 Publié dans Réflexions
13 février 2009
Mano humano
Bien terrestre symbole d'humanité est la main; pendant emblématique de l'âme pour l'abstrait.
Elle porte et bénit, se défend et balaie, salue et abrite, protège et assène.
Delphine LAMOTTE
22:21 Publié dans Réflexions
La main
Trophée hommage aux cinq sens,
La main est un éloge de vie,
Où les expériences sont cales et stries
Et les attaques tenues à distance.
Delphine LAMOTTE
22:12 Publié dans Poétique
Un visuel coloré et douillet
19:39 Publié dans Visuel
11 février 2009
Sinusoïde existentielle
Vie - Mort - Vie - Mort - Vie ...
Intonation ascendante et intonation descendante représentant par le son le sémantisme de cette bien curieuse guirlande.
L'individu reçoit la vie et il quitte la vie ou la vie le quitte; dans un cas à regret, dans l'autre par souhait.
Nos actes de deuil sont-ils toutefois justifiés?
Des pays fêtent la mort comme la vie alors qu'en Europe nous devenons martyres le temps que dure le deuil. Cette tristesse a-t-elle réellement raison d'être?
Nous agissons par tradition en appuyant sur notre peine.
Cependant lorsqu'il nous arrive de traverser des moments difficiles d'une autre nature, la première chose que conseillera l'entourage sera de ne plus y penser pour ne pas ajouter au mal déjà ressenti.
Alors pourquoi ce paradoxe?
Cela semble signifier que tous les maux n'ont pas l'apanage de la détresse psychologique.
Le plus logique ne serait-il pas pourtant de laisser la douleur à un passé que l'on ne regagnera plus?...
Delphine LAMOTTE
19:55 Publié dans Réflexions
10 février 2009
Cadenassante amoralité
Qu'un nouveau lieu s'implante et un système de surveillance et de verrouillage verra lui aussi le jour.
Qu'une maison se construise et une clôture la cernera dès installation des propriétaires.
Chaque évolution est désormais protégée; et si tel n'est pas le cas, facilement estampillée d'inconscience.
L'amoralité est notre cadenas, notre oxyde de carbone.
Qu'une porte reste ouverte et peu se sentiront respectueux de cet environnement leur tendant les bras. Pas forcément pour acte de vandalisme ou de vol. Un simple acte de curiosité est déjà en lui-même une violation d'intimité. L'amoralité assouvit ce vieux rêve d'être dans la peau d'autrui ou de posséder davantage que lui.
Qu'une salle de cinéma reste sans surveillance aucune et des représentants de la J.O (Jeunesse Oïsive) feront à coup sûr acte de passage par des dégradations plus ou moins mineures. Juste pour montrer qu'ils existent. Ils n'ont pas compris que l'on ne remettait pas en cause cet état de fait. L'amoralité est leur tag social.
Etre amoral est donc une réponse aux faiblesses intérieures, une façon d'écoper une vie qui parfois nous coule. Et comme beaucoup de l'équipage du bateau devient amoral, il est louable de suivre moutonneusement ces prédécesseurs.
Mais cette amoralité nous cadenasse en nous enfermant dans un mode d'introversion : nous nous protégeons d'une probabilité avant qu'elle ne nous surprenne.
On pose des alarmes, des caméras, des clôtures pour ne pas subir de viol social.
Et l'Homme peu à peu s'enferme lui-même dans un étouffant fonctionnement.
Et il est malheureusement plus difficile de sortir de prison que d'y entrer...
Delphine LAMOTTE
17:39 Publié dans Réflexions
Universelle dévalorisation
L'Homme a à sa disposition la plus complexe des machines et de plus inrouillable : le cerveau.
Toutefois, l'usage qu'il en fait est tel celui que ferait une mère de famille d'une Ferrari en ne la sortant que pour aller faire ses courses hebdomadaires.
Notre potentiel est bien au-delà de ce que nous pensons.
Cà et là, nous entendons/lisons untel ou unetelle le dire mais au final l'idée qui prédomine n'en tient nul compte et nous continuons à valoriser la futilité de l'intellect.
Cela semble paradoxal pour une Société qui tend constamment à affirmer son pouvoir sur la vie : le cerveau devrait être une conquête sans relâche pour la majorité d'entre nous.
Le cerveau reste intact tel une perle dans son huître, croisant parfois quelques pêcheurs à la spirituelle inclinaison.
En renonçant quotidiennement à utiliser le merveilleux instrument qu'est le cerveau en matière de contrôle personnel, l'Homme participe à une dévalorisation universelle quotidienne.
Prendre conscience de ce potentiel doit être le premier pas vers son développement.
Delphine LAMOTTE
17:23 Publié dans Réflexions


