29 septembre 2009

Rupture de qualité

De la qualité d'un Amour dépend la qualité d'une rupture.

Delphine LAMOTTE

17:53 Publié dans Réflexions

28 septembre 2009

Pour toi...


;-)...

http://www.youtube.com/watch?v=fMIrSnOd38Y

18:50 Publié dans Musique

23 septembre 2009

On ne peut pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain

Qu'une contrariété imprévue surgisse et l'esprit aura tendance à établir les scenarii les plus variés.

La diversité de ces situations hypothétiques projette logiquement sa cohorte d'émotions associées. Ces sentiments peuvent varier du pessimisme le plus total à l'optimisme le plus grand. Il en résulte par conséquent un panel de sensations important qui agit sur le psychisme.

Toutefois, réagir à une situation à l'instant T ou à l'instant T+10 ne fournira pas la même réponse.

En ce cas, donner naissance à une multitude de théories est une énergie majoritairement perdue dans le sens où seule une solution serait applicable concrétement.

Il est donc important de ne pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain.

Prenons un exemple : au travail, notre responsable nous convoque pour nous imposer plus ou moins un changement de fonction. Plusieurs hypothèses s'offrent à nous:

  1. Si j'accepte, ce sera une expérience intéressante.
  2. Si j'accepte, je vais me faire avoir par le responsable donc je tente de refuser en faisant jouer les syndicats ou toute entité dotée d'un pouvoir de coercition sur le patronat.
  3. Si j'accepte, ça veut dire que l'on peut m'enquiller tout travail qu'un autre refusera de faire donc j'offre de fausses preuves de mon inefficacité à ce poste pour que l'idée soit abandonnée.
  4. Si j'accepte je vais me mettre à déprimer mais le choix du responsable ne se discute pas sinon je serais mal vu.
  5. Il vaut mieux que j'attende le changement pour réagir ou laisser couler.
  6. etc...

Ces hypothèses vont nous traverser l'esprit si la décision nous contrarie. Les émotions associées se manifesteront donc à mesure de ces pensées:

  1. Optimisme, joie occasionnée par l'idée de changement.
  2. Prudence, doute, contradiction.
  3. Ruse, prudence.
  4. Pessimisme, déprime, obéissance.
  5. Acceptation pondérée, lâcher-prise, remise en cause conjuguée au présent.

Pourtant, cet agglomérat d'émotions diverses ne sert qu'à écarteler l'esprit de la personne face à son dilemme.

La réaction à chaud se fait sans "essai terrain" des hypothèses retenues. Or c'est l'empirisme qui va diriger la personne vers son choix.

Pour ce cas, ce sera peut-être l'ambiance de travail plus que la tache en elle-même qui résoudra par exemple le dilemme. Mais l'hypothèse sur l'ambiance sera un paramètre absent des scenarii échafaudés pour la simple raison qu'on ne peut l'imaginer sans le connaître.

Il en va de même dans toutes nos contrariétés pour lesquelles les solutions incorporent le vécu.

Ne sachant de quoi demain sera fait, à quoi bon se donner une céphalée à créer des hypothèses de devenir sur une situation à peine germée?

Ne pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain facilite donc la sérénité découlant du lâcher-prise.

Delphine LAMOTTE

18:10 Publié dans Réflexions

20 septembre 2009

Soir

Le silence immisce les prémices de la nuit,

Les bruits s’envolent à tire d’aile,

Seul reste l’autisme rougeoyant dans le ciel

Attisant l’animal prisonnier du poli.

Delphine LAMOTTE

20:16 Publié dans Poétique

Dans le rétro

Tel un coeur retenant un souffle trop grand

Le soleil dans le rétro trônait dans un rougissant

Apparat et les phares, lucioles instables,

Grugeaient le jour sous couvert d'étoiles

Delphine LAMOTTE

09:16 Publié dans Poétique

18 septembre 2009

La vie vide

"Vie vide" sonne comme ces paroles gaga que certains adultes prononcent en croyant que débilité est reine d'enfance.

Qui n'a jamais ressenti cette fuite du sens de sa propre vie? Celui englobant aussi bien l'utilité de notre apport au monde que la portée des actes passés dessinant notre histoire.

Pour l'un comme pour l'autre, la réflexion peut tétaniser. D'autant si notre subjectivité sous-estime notre moi.

Monsieur Sartre a dit à peu de choses près ces paroles qui seront toujours mon ancre en cette circonstance : nos actes passés trouvent leur signification dans le présent.

Ainsi, à quoi sert-il de se retourner sur son existence ou d'y chercher un sens alors que nous avons entre nos mains le pouvoir de décider de sa signification?

Se comparer à d'autres causeraient inmanquablement notre perte puisque chacun possède un chemin personnel différent. Tel sera comblé à vingt ans, un autre n'y arrivera peut-être jamais, un autre encore découvrira le bonheur à travers le combat contre l'incurable. Chaque être vivant a sa spécificité d'évolution.

Il est important de se souvenir que ce n'est pas la finalité qui a le plus de valeur (ce n'est que la société qui le lui accorde) mais bien l'implication que nous mettons à l'atteindre.

Qu'un rêve en nous naisse, ce qui comptera vraiment sera le fait que l'on soit allé à la limite de nos possibilités pour le réaliser et que nous ayons éventuellement appris à respecter son utopie. Ce n'est pas le rêve qui a réelle valeur mais sa poursuite, puis notre rebondi à croire en d'autres rêves qui nous méneront vers le haut.

En conséquence, quels que soient l'âge, la condition, l'emplacement socialo-professionnel, seul compte le présent.

Alors, les manqués de la veille peuvent toujours devenir les réussites d'aujourd'hui.

Rien de mauvais n'est jamais acquis tant que la vie avance.

Delphine LAMOTTE

16:53 Publié dans Réflexions

17 septembre 2009

La conscience de soi

L'expression conscience de soi fera peut-être sauter à l'esprit l'idée d'égocentrisme ou pire de nombrilisme.

Ce ne sera pourtant pas le propos.

Par cette "conscience" j'aimerais ici focaliser sur la subjectivité du regard que nous nous réservons.

En effet, il est rare (mais non impossible) de mettre exactement le doigt sur l'image que nous donnons de nous-mêmes.

Prenons l'exemple d'une sous-estimation.

Les personnes à l'ego trop faiblement ou correctement dimensionné auront une représentation négativisante d'elles-mêmes, tandis que des personnalités moins humbles pourraient se croire parvenues à une dimension dépassant la réalité de leur quotidien.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous entendre dire que vous méritiez mieux que ceci ou cela? de découvrir que certains pensent que des qualificatifs vous correspondent alors qu'ils vous offrent un rougissement flatté qui révèle votre inclinaison limitée à les croire? d'avoir cette impression trouble d'être scindé entre un moi que vous croyiez connaître et un reflet social qui vous en renvoie une lueur embellie?

Pourquoi le premier réflexe à ces informations extérieures est-il bien souvent le rejet?

Parce que notre connaissance de l'hypocrisie humaine est accrue par notre vie en société?

D'où l'importance de garder cette part d'innocence héritée de l'enfance qui permet à l'âge adulte une credulité nuancée d'analyse circonstancielle.

Parce que l'Homme possède cette part de masochisme préférant retenir les souffrances le préparant déjà au pire?

Entretenir une blessure l'empêche de guérir mais ne nous prévient pas de contusions ultérieures. Cela nous retient seulement de savourer l'existence sans un mal lancinant.

Parce que certains se disent peut-être que se gorger de compliments est le meilleur moyen de perdre pied avec l'humilité?

Au pire cela serait-il un égarement.

Je pense en conséquence que repousser de récurrentes gentillesses est un dommage fait à la confiance.

Cette conscience de soi projetée par autrui est une facette objective (une fois dégagée de tout soupçon d'hypocrisie) de notre propre conscience. C'est une façon d'avancer vers une globalité personnelle et de déboucher sur la complétude d'un ego.

La vie nous permet un partage avec le collectif humain.

Il est un des jalons assurant le succès de notre quête personnelle.

Delphine LAMOTTE

 

22:24 Publié dans Réflexions

13 septembre 2009

Dire

Le dire est une théorie du faire.

Delphine LAMOTTE

22:17 Publié dans Citations

12 septembre 2009

"Je comprends vite mais il faut me longtemps expliquer"

"Je comprends vite mais il faut me longtemps expliquer" reprend dans le français parfois polako-approximatif qui fut celui de ma grand-mère le thème de l'adaptabilité.

Nous avons tous nos points forts et nos points faibles. La meilleure mise en exergue en est le parcours scolaire.

Ainsi, il arrive que certains domaines nous paraissent plus obtus que d'autres car notre logique y fait barrage.

Il y a donc des moments où je repense au sourire de mon aïeule, qui disait, pour s'excuser de ne pas comprendre du premier coup : "Je comprends vite mais il faut me longtemps expliquer".

Cette phrase possède pour moi l'ambivalence qui épargne la médiocrité : ce n'est pas parce que notre esprit n'intègre pas une logique immédiatement qu'il n'est pas sagace. Cette somme de mots désorganisés ne fait pas l'aveu de sottise : la compréhension ne dépend que d'une variante temporelle.

D'ordinaire nous dirions instinctivement : "je ne comprends pas" et nous ferions une déclaration (pourtant erronée) d'imbécillité.

Ainsi, n'oublions pas que la couleur(*) de la constatation que nous faisons de nous-mêmes est l'acide ou l'engrais de notre confiance.

Delphine LAMOTTE

* optimiste ou pessimiste

14:06 Publié dans Réflexions

10 septembre 2009

Grippe A(nti savoir-vivre)

La grippe, maladie qui craint l'anonymat, change régulièrement de nom (comme Prince) alternant l'espagnol, l'asiatique, l'aviaire, et désormais le mexicain.

Le voyage à travers les pays n'a pourtant jamais été si risqué malgré que nous restions en nos régions.

Ainsi donc, la grippe est parvenue, à force de persévérance, à s'imposer comme star de la rentrée 2009/2010 nous proposant ses collections de liquide bactéricide, de masques et précautions en tous genres.

En bonne vedette du blockbuster "A H1N1", elle a su se mettre en image grâce à ses connexions étroites avec les medias.

L'image pour moi la plus ridicule est celle reprise ci-dessous :

grippe A.jpg
Le virus fait une révolution spectaculaire chez l'Homme bien avant que l'Homme ne révolutionne la maladie par la trouvaille d'un vaccin approprié : la grippe anéantit le savoir-vivre des plusieurs générations.
Enfants, nous avons enduré les leçons de nos géniteurs visant à amener nos gestes vers la visibilité du soin de notre personne.
Etre propre donnait alors le début de la définition du Bien.
Qu'un virus arrive et l'on nous invite à nous comporter en autochtones de porcherie.
Comme quoi...le savoir-vivre parfois ne tient qu'à un fil et ce n'est pas celui à couper le beurre.
Delphine LAMOTTE

17:25 Publié dans Réflexions

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