16 octobre 2009

Les défauts

Que l'on parle de défauts et l'on aura l'impression de faire étalage de nos faiblesses.

Pourtant, le défaut peut aussi être une valeur ajoutée spécifique.

Il est un film qui le glorifie d'une merveilleuse façon en le métamorphosant en sa fin en une quasi-qualité : 588, rue Paradis d'Henri Verneuil.

Après le récit ému de son enfance arménienne, le narrateur offre une conclusion réaliste sur l'avenir proche de sa relation à sa mère, id est la fatalité d'une mort prochaine.

C'est alors que l'évocation des défauts intervient.

De pesantes contraintes, les défauts maternels se mutent en émouvants souvenirs par l'absence prophétique d'une irritante récurrence.

Qu'une personne possède un défaut spécifique mais vous reste somme toute sympathique, ce petit désagrément se changera en une particularité regrettée une fois la personne disparue.

Ainsi, le défaut n'est qu'un Quasimodo de l'attachement.

Delphine LAMOTTE

18:57 Publié dans Réflexions

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