05 novembre 2009
Le mandala humain
Le film Esprits Rebelles avait pour credo : "Dans la vie c'est toujours une question de choix".
Je suis assez d'accord avec cette idée mais j'aimerais toutefois partiellement la nuancer. On ne choisit pas la fatalité d'une maladie ou d'un deuil.
Par contre le choix se portera sur notre attitude face à ces écueils d'existence : on peut se préparer à sombrer ou à louvoyer.
Ainsi, se forme l'image du mandala humain.
Un mandala est un ensemble de précisions colorées enchevêtrées qui rappelle par sa destruction que rien n'est jamais acquis à l'Homme.
Ainsi, la fatalité est-elle ce souffle sur notre existence pour en enlever temporairement les couleurs de façon à ce que nous puissions reconstruire à neuf, nous investissant d'un optimisme recouvré.
Toutefois, nous réagissons pour la plupart différemment et c'est ce qui affadit notre entrain.
En effet, notre optimisme devient décadent d'épreuve en épreuve et certains d'entre nous, parmi les moins bons élèves, s'enterrent de lassitude.
L'image du mandala a donc une portée universelle.
Delphine LAMOTTE

18:00 Publié dans Réflexions
04 novembre 2009
Maladie
La maladie est une faiblesse intérieure débouchant, quand elle est maitrisée, sur une force extérieure.
Delphine LAMOTTE
19:18 Publié dans Réflexions
16 octobre 2009
Les défauts
Que l'on parle de défauts et l'on aura l'impression de faire étalage de nos faiblesses.
Pourtant, le défaut peut aussi être une valeur ajoutée spécifique.
Il est un film qui le glorifie d'une merveilleuse façon en le métamorphosant en sa fin en une quasi-qualité : 588, rue Paradis d'Henri Verneuil.
Après le récit ému de son enfance arménienne, le narrateur offre une conclusion réaliste sur l'avenir proche de sa relation à sa mère, id est la fatalité d'une mort prochaine.
C'est alors que l'évocation des défauts intervient.
De pesantes contraintes, les défauts maternels se mutent en émouvants souvenirs par l'absence prophétique d'une irritante récurrence.
Qu'une personne possède un défaut spécifique mais vous reste somme toute sympathique, ce petit désagrément se changera en une particularité regrettée une fois la personne disparue.
Ainsi, le défaut n'est qu'un Quasimodo de l'attachement.
Delphine LAMOTTE
18:57 Publié dans Réflexions
09 octobre 2009
Le Barack de la Paix
L'air de Norvège doit contenir quelques ions hallucinogènes égarés de l'explosion de Tchernobyl pour convenir d'un choix de Nobel si curieux que celui de cette année.
En effet, le comité en charge de la décision est venu récompenser Monsieur Obama comme personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix.
Je n'ai rien contre Barack (qui avec un prénom pareil aurait pu être ministre de la Construction) pour lequel je me suis enflammée de joie lors de sa victoire symbolique à l'élection présidentielle. Toutefois, à peine a-t-il toussé quelques décisions, s'empresse-t-on de l'ovationner avec un chèque d'un million d'euros.
Le comité se défend en indiquant que certains prix se remettent pour encourager l'action salutaire.
Je trouve que d'une, la politique étant un domaine si spolié, il ne faut jamais couronner un politicien en fonction. S'il vient à poursuivre de bienveillantes d'actions toute sa vie durant, Pouvoir ou non, c'est alors différent. Mais la politique a des airs de "miroir, mon beau miroir,...." en permettant à l'Homme de se hisser par-dessus la foule sans réelle bienveillance démocratique nationale.
De deux, quelle est cette curiosité de remettre une récompense avant toute réalisation?
Dans ce cas, il conviendrait de créer un "Espoir du meilleur pacifiste" en prenant modèle sur le cinéma.
Récompenser un non-acte est une aberration qui vient entacher à mes yeux la désignation de B.OBAMA.
Dommage.
Delphine LAMOTTE
17:42 Publié dans Réflexions
08 octobre 2009
Phéromones humaines
En discutant chats, Claudia m'a dit qu'elle diffusait des phéronomes "chat heureux" pour dynamiser l'humeur de sa jeune femelle (Feliway)
Ce miracle de la science permettant de faire de nos animaux domestiques de vrais tamagoshis a diverses applications:
- Eviter et stopper le marquage urinaire
- Eviter et stopper les griffades.
- Sécuriser le chat dans un environnement inconnu (nouvelle maison, vacances, etc.) ou stressant (cage de transport, voiture,...).
Tout simplement formidable!
Automatiquement, l'idée m'est donc venue d'un diffuseur de phéromones humaines.
Imaginez les diverses applications qui pourraient en découler:
- Créer une humeur hautement sensuelle chez le partenaire sexuel.
- Rendre les dépressifs heureux comme des Joséphine Ange gardien.
- Envoyer des phéromones d'anorexie aux gourmands en surcharge pondérale pour limiter leur consommation de nourriture.
- Redonner un sommeil réparateur aux insomniaques.
Et j'en passe!
Toutefois que l'on ne se trompe pas de diffuseur ou:
- Nous pourrions faire de nos repas entre amis des orgies libertines.
- Voir des gens se rouler de bonheur les quatre fers en l'air dans la rue.
- Anémier toute la jeunesse française qui se trouve trop engoncée dans son taille 36.
- Transformer les réceptions de l'ambassadeur en pyjama parties.
Néanmoins, cela fait doucement rêver....
Delphine LAMOTTE
21:00 Publié dans Réflexions
03 octobre 2009
Le parking payant
Le parking payant est un paradoxe : il est le seul endroit où l'immobilisme devient rentable.
Delphine LAMOTTE
09:19 Publié dans Réflexions
Fan
Etre fan est faire aveu d'infériorité.
Nous naissons tous égaux à tous points de vue.
Delphine LAMOTTE
09:14 Publié dans Réflexions
29 septembre 2009
Rupture de qualité
De la qualité d'un Amour dépend la qualité d'une rupture.
Delphine LAMOTTE
17:53 Publié dans Réflexions
23 septembre 2009
On ne peut pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain
Qu'une contrariété imprévue surgisse et l'esprit aura tendance à établir les scenarii les plus variés.
La diversité de ces situations hypothétiques projette logiquement sa cohorte d'émotions associées. Ces sentiments peuvent varier du pessimisme le plus total à l'optimisme le plus grand. Il en résulte par conséquent un panel de sensations important qui agit sur le psychisme.
Toutefois, réagir à une situation à l'instant T ou à l'instant T+10 ne fournira pas la même réponse.
En ce cas, donner naissance à une multitude de théories est une énergie majoritairement perdue dans le sens où seule une solution serait applicable concrétement.
Il est donc important de ne pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain.
Prenons un exemple : au travail, notre responsable nous convoque pour nous imposer plus ou moins un changement de fonction. Plusieurs hypothèses s'offrent à nous:
- Si j'accepte, ce sera une expérience intéressante.
- Si j'accepte, je vais me faire avoir par le responsable donc je tente de refuser en faisant jouer les syndicats ou toute entité dotée d'un pouvoir de coercition sur le patronat.
- Si j'accepte, ça veut dire que l'on peut m'enquiller tout travail qu'un autre refusera de faire donc j'offre de fausses preuves de mon inefficacité à ce poste pour que l'idée soit abandonnée.
- Si j'accepte je vais me mettre à déprimer mais le choix du responsable ne se discute pas sinon je serais mal vu.
- Il vaut mieux que j'attende le changement pour réagir ou laisser couler.
- etc...
Ces hypothèses vont nous traverser l'esprit si la décision nous contrarie. Les émotions associées se manifesteront donc à mesure de ces pensées:
- Optimisme, joie occasionnée par l'idée de changement.
- Prudence, doute, contradiction.
- Ruse, prudence.
- Pessimisme, déprime, obéissance.
- Acceptation pondérée, lâcher-prise, remise en cause conjuguée au présent.
Pourtant, cet agglomérat d'émotions diverses ne sert qu'à écarteler l'esprit de la personne face à son dilemme.
La réaction à chaud se fait sans "essai terrain" des hypothèses retenues. Or c'est l'empirisme qui va diriger la personne vers son choix.
Pour ce cas, ce sera peut-être l'ambiance de travail plus que la tache en elle-même qui résoudra par exemple le dilemme. Mais l'hypothèse sur l'ambiance sera un paramètre absent des scenarii échafaudés pour la simple raison qu'on ne peut l'imaginer sans le connaître.
Il en va de même dans toutes nos contrariétés pour lesquelles les solutions incorporent le vécu.
Ne sachant de quoi demain sera fait, à quoi bon se donner une céphalée à créer des hypothèses de devenir sur une situation à peine germée?
Ne pas réagir aujourd'hui avec les émotions de demain facilite donc la sérénité découlant du lâcher-prise.
Delphine LAMOTTE
18:10 Publié dans Réflexions
18 septembre 2009
La vie vide
"Vie vide" sonne comme ces paroles gaga que certains adultes prononcent en croyant que débilité est reine d'enfance.
Qui n'a jamais ressenti cette fuite du sens de sa propre vie? Celui englobant aussi bien l'utilité de notre apport au monde que la portée des actes passés dessinant notre histoire.
Pour l'un comme pour l'autre, la réflexion peut tétaniser. D'autant si notre subjectivité sous-estime notre moi.
Monsieur Sartre a dit à peu de choses près ces paroles qui seront toujours mon ancre en cette circonstance : nos actes passés trouvent leur signification dans le présent.
Ainsi, à quoi sert-il de se retourner sur son existence ou d'y chercher un sens alors que nous avons entre nos mains le pouvoir de décider de sa signification?
Se comparer à d'autres causeraient inmanquablement notre perte puisque chacun possède un chemin personnel différent. Tel sera comblé à vingt ans, un autre n'y arrivera peut-être jamais, un autre encore découvrira le bonheur à travers le combat contre l'incurable. Chaque être vivant a sa spécificité d'évolution.
Il est important de se souvenir que ce n'est pas la finalité qui a le plus de valeur (ce n'est que la société qui le lui accorde) mais bien l'implication que nous mettons à l'atteindre.
Qu'un rêve en nous naisse, ce qui comptera vraiment sera le fait que l'on soit allé à la limite de nos possibilités pour le réaliser et que nous ayons éventuellement appris à respecter son utopie. Ce n'est pas le rêve qui a réelle valeur mais sa poursuite, puis notre rebondi à croire en d'autres rêves qui nous méneront vers le haut.
En conséquence, quels que soient l'âge, la condition, l'emplacement socialo-professionnel, seul compte le présent.
Alors, les manqués de la veille peuvent toujours devenir les réussites d'aujourd'hui.
Rien de mauvais n'est jamais acquis tant que la vie avance.
Delphine LAMOTTE
16:53 Publié dans Réflexions

